C'est le 28 août que j'ai dû me rendre à Beaune, les vendanges commencait le lendemain. J'ai passé une partie de la journée à la Place Wilson, que j'ai bien aimé la vieille et par la suite, je me rend à la gare. Le trajet Dijon-Beaune est très court et j'arrive à Beaune vers 15h et Thomas Bouley du domaine Jean-Marc Bouley vient me chercher.
En arrivant au domaine, Thomas me montre la chambre, où je logerai avec deux autres filles, j'ai hate de les rencontrer. En attendant, sur la terrasse, je rencontre trois vendangeurs avec qui je travaillerai. Ils ont l'air gentil, mais ils sont bruyant et je me demande si les autres vendangeurs vont tous être pareil. Finalement, mes compagnes de chambre arrivent et je rencontre Alison, une Parisienne de 24 ans avec qui ça connecte vraiment bien, nous avons passé toutes les vendanges ensembles. J'ai aussi rencontré d'autres filles très sympa et je me suis fais des amis un peu partout en france. C'était vraiment intéressant de travailler avec toutes ces personnes, il y avait des gens de tous les âges. Des étudiants, des travailleurs en vacances et même des retraités. Je les admire de faire ça à chaque année, j'ai vraiment trouvé ca forcant.
Forcant pour le dos, mais aussi pour les jambes et les fesses, surtout à cause de la position, constamment penchée par en avant. Parfois on essaye de changer de position pour que ça fasse moins mal alors on s'accroupie, on se met à genou, mais ça fait qu'à la fin de la journée, on a mal partout. Mais une bonne douche replace tout.
Le matin, nous nous levions vers 6h45 pour aller manger le petit-déjeuner, tartine et café à 7h. Puis à 7h30, c'est l'heure de partir dans les vignes, alors tout le monde embarque dans les camions, sécapeur à la main et casse-croute dans la poche.
La première journée, on nous a appris comme couper le raisin. Pour l'instant, on coupe du rouge, alors on doit faire un premier tri à la coupe, enlever les raisins qui ne sont pas mures, mais aussi les pourris et les sechés. Pourble blanc c'est différent, on cueille tout.
Vers 9h, c'est l'heure de casser la croute, on sort notre collation et on boit café et déjà du vin pour ceux qui le veulent bien. On devient rapidement alcoolo ici! Héhé!
Vers midi on retourne au domaine pour déjeuner. Je dois vous dire que j'ai pris un peu de poids en bourgogne, tout était tellement bon et manger en groupe est tellement agréable. De plus, je ne suis pas habituée de manger plusieurs services. À chaque repas on avait une entrée, quelque chose de frais le midi, une soupe le soir, le repas principal, souvent, salade, et par la suite les fromages ou bien yaourt ou bien fromage blanc et par la suite un dessert. Le premier soir, ca m'a surpris, je croyais que le yaourt était le dessert, mais une tarte au pomme est arrivée après, et je n'ai pas pu me retenir.
Après une pause de 1h30 où on en profite aussi pour se changer en shorts et en camisole et mettre de la crème solaire, parce que le soleil tappe fort, on retourne dans les vignes le ventre bien rond. Quelques gorgées de blanc en routes pour se motiver et l'après-midi est commencée.
Retour au domaine vers 17h45, sales et épuisés, mais fiers du travail accompli.
Le repas du soir est à 19h30 à chaque soir, donc nous avons le temps de prendre une douche et de décompresser. Un soir, nous avons prit une marche jusqu'à Pommard avec Hélène et François un couple de retraités qui font les vendanges depuis quelques années. Ce soir là j'ai soupé à la même table que Thomas, et Julien, son beau-frère. Ils m'ont appris ce qu'était le PAM, Programme Anti Morosité, simplement une bonne raison de boire héhé. Et le même soir, étant donné que le thème du repas était la Lorraine, Jean-Marc a sorti une bouteille de mirabelle qu'un ami lui avait donné. Cette liqueur est faite maison à partir d'un fruit qui s'appelle la mirabelle. C'est encore plus fort que le ratafia, en concentration, mais surtout en goût. On a donc fait des PAM à la Mirabelle.
Un autre soir, avant d'aller prendre notre douche, Alison et moi sommes allées visiter la cuverie. C'est là où a lieu le tri des raisins et la mise en cuve. Nous avons aussi eu la chance de goûter à du Ratafia. Liqueur très alcoolisée faite à partir des restants des raisins blanc après avoir été pressés. Nous avons pu gouter à du ratafia de 2008, de 2010, mais aussi à un mélange des deux, ca coulait à flot. J'ai beaucoup aimé cette liqueur, mais il faut en prendre raisonnablement parce que c'est très fort. Ce produit n'est pas vendu, ils le gardent pour consommation personnelle.
Le lemdemain soir, c'était le tour des autres filles d'aller visiter la cuverie et nous nous sommes joins à eu pour la dégustation de ratafia :)
Après le souper, souvent nous nous rassemblions à l'extérieur pour le restant de la soirée. La majorité du temps, j'allais me coucher vers minuit, mais avec l'impression qu'il était vraiment plus tard. Le travail au soleil et tout l'alcool, ça tappe fort.
Tout au long de la cueillette, nous avons eu droit à du beau temps, un soleil constant. Cependant, la dernière journée, il a plu un peu, question de nous faire voir ce que c'était de travailler à la pluie, les pieds mouillés, la bouette qui s'accumule sous les souliers. Ils nous ont prêté des imperméables et nous avons continué à travailler. Sur l'heure du midi, j'en ai profiter pour mettre un chandail sec et des bottes de pluies. Par contre, la pluie s'est arretée pour la récolte des blancs en après-midi. Une vigne interminable, surtout sachant que c'était la dernière. Nous avons eu un bonheur extrème à finir cette vigne.
En revenant vers le domaine, nous avons chantés notre bonheur et nous avons étė accueilli à la cuverie en nous faisant arroser d'eau. Ce soir la, nous avons eu droit à une grosse soirée où on nous a servi un gros buffet et des bonnes bouteilles de vin du domaine. Nous avons échangé nos contact et nous avons fait la fête jusqu'à trois heure du matin. Le lendemain, nous somme partis vers midi du domaine pour aller à Beaune. Plusieurs personnes ont prit le train pour retourner chez eux, et Alison, Jérémy et moi sommes aller visiter les hospices de Beaune, très intéressant, mais nous étions vraiment épuisés et peu concentrés. Jérémy est parti et nous sommes allées dans un café en attendant le train d'Alison.
Après sont départ, j'ai passé la soirée avec un ami rencontré pendant les vendanges et il m'a hébergé chez lui à Meursault. Le lendemain, nous sommes aller promener ses chiens dans le bois et nous avons mangé à Beaune en attendant mon train.
Je suis arrivée à Lyon vers 18h et malheureusement il n'y avait plus de place à l'auberge de jeunesse ou je voulais dormir, alors ils m'ont rediriger vers un hotel un peu plus cher, mais plus confortable. Par contre, ce soir je dors à l'auberge. C'est complet, il y a plein d'étudiants qui n'ont pas encore trouvé d'appartement pour l'année.
Les vendanges m'ont épuisées, j'essaye de reprendre le sommeil perdu, donc je suis sage pour l'instant.
Une super expérience partagée avec toi, vous me manquez ! Tu peux venir à Paris chez moi quand tu veux !
RépondreSupprimerBisous